GRAND PARIS
Seine Ouest

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Grand Paris Express : la fin des travaux retardée

Suite à l'annonce du Premier ministre, le 22 février 2018, la ligne 15 sud, particulièrement attendue sur Grand Paris Seine Ouest, puisque le territoire sera desservi par trois gares (Pont de Sèvres, Issy RER et Fort d'Issy Vanves Clamart), devrait être opérationnelle en 2024 au lieu de 2022.

La confirmation de l’intégralité des lignes mais des retards

 Qualifié de « chantier du siècle » par le Premier ministre Edouard Philippe, le Grand Paris Express représente 200 km de lignes de métro automatique en rocade, 68 nouvelles gares et un coût de 35 milliards € (10 milliards € supplémentaires par rapport à l’estimation initiale). Jeudi 22 février 2018, le premier ministre a annoncé que l’ensemble du projet, c'est-à-dire les quatre nouvelles lignes (15, 16, 17 et 18) et les prolongements des lignes 14, 12, 4 et 11, serait réalisé dans son intégralité d’ici à 2030.

 

Calendrier GPEPlusieurs tronçons sont accélérés dans la perspective des Jeux olympiques de 2024 - entre Saint-Denis Pleyel où se situera le village olympique, et Le Bourget où le centre des médias des JO sera installé. D’autres, comme la ligne 18 qui doit desservir le plateau de Saclay, sont repoussés à 2027, voire 2030.

 

 

 

 

 

 
 La RD1 ne restera pas fermée plus longtemps

 Alors que M. Pierre-Christophe Baguet exprimées ses inquiétudes publiquement le 22 février dernier*: « Finalement, j’apprends qu’on prévoit à nouveau 70 mois ! Soit 6 ans. On se moque de nous. », Isabelle Rivière, directrice territoriale de la Société du Grand Paris, a souhaité clarifier ce point : « Nous avons pris des engagements auprès de la ville de Boulogne-Billancourt et du département sur trente-quatre mois de fermeture de la RD1 et pas plus. Si le calendrier est modifié, cela n'aura aucun impact sur les travaux réalisés sur cette portion de route. »

La fermeture de cette partie des quais doit permettre aux 21 concessionnaires présents sur le chantier de creuser le passage du tunnelier et de réaliser les travaux.

 *Source : Le Parisien du  22 février 2018.

 

Pour pallier ces retards, des projets de bus en site propre sont à l’étude, selon Élisabeth Borne, la ministre des Transports, évoquant la possibilité de financements publics à l’étude avec la Région Île-de-France. Par exemple : entre Massy et Saint-Quentin-en-Yvelines.

 Optimiser les coûts et trouver de nouvelles recettes

Le Premier ministre a fixé à la Société du Grand Paris (SGP), en charge de ce projet, un objectif d’optimisation des coûts de 10 %. Enfin, Edouard Philippe a décidé de changer la direction de la SGP et missionné Gilles Carrez, ancien président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, pour consolider le modèle économique de la SGP en augmentant ses ressources et ses capacités à emprunter. Celui-ci remettra ses propositions en mai prochain.

 

Les réactions des élus franciliens

Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, estime que ces retards vont « porter atteinte à un grand nombre de projets phares pour la région et pour la France ». Elle compte réunir « tous les présidents de départements franciliens concernés afin d’explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d’accélérer la réalisation des lignes du Grand Paris Express » et étudier les modes de transport alternatifs.

Le jeudi 22 février 2018, dans un communiqué commun, les élus franciliens sont montés au créneau pour dénoncer un « scandale d'État » : « Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Jean-Jacques Barbaux, Président du Département de la Seine-et-Marne, Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines, François Durovray, Président du Département de l 'Essonne, Patrick Devedjian, Président du Département des Hauts-de-Seine, Stéphane Troussel, Président du Département de la Seine Saint-Denis, Christian Favier, Président du Département du Val-de-Marne, Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d'Oise, et de nombreux élus des territoires concernés ne cautionnent pas les annonces d'Edouard Philippe et y voient un absolu mépris du premier ministre pour la voix des élus et les habitants de petite et grande couronne ».

 

 

 

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