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L'indemnité kilométrique vélo : témoignage sur sa mise en place

Créée par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, en vigueur depuis février 2016, l'indemnité kilométrique vélo (IKV) a pour objectif d'inciter les salariés à se rendre au travail à vélo.

Muriel Le Boulanger, directrice de l'Agence locale de l'énergie - GPSO Energie, témoigne sur la facilité de sa mise en place.

Un plafond annuel de 200 € est fixé en termes d'exonération de cotisations sociales pour l'entreprise - qui peut verser davantage - et d'impôt sur le revenu pour le salarié. 

A noter :  l'indemnité kilométrique vélo est cumulable avec le remboursement de l'abonnement de transports publics pour les trajets à vélo effectués en rabattement.

Une expérimentation de l'ADEME en 2014 a mis en évidence l'intérêt de ce dispositif avec une hausse de 50 % de la part du vélo pour les déplacements domicile-travail dans les entreprises ayant versé une indemnité kilométrique.

Témoignage d’un acteur de GPSO : Muriel Le Boulanger, directrice de l’ALE

L’indemnité kilométrique vélo (IKV) n’est pas obligatoire. Qu’est-ce qui a motivé l’ALE à la mettre en place ?

En tant qu’Agence locale de l’énergie, œuvrant au quotidien pour la lutte contre le réchauffement climatique et l’efficacité énergétique, il nous semblait évident de mettre en place l’IKV au sein de la structure afin de valoriser et encourager les déplacements domicile-travail vertueux des collaborateurs. Nous avons un devoir d’exemplarité. Si notre démarche peut en inciter d’autres acteurs à se lancer, nous en serions très fiers !

Dans la plupart des entreprises, l’IKV a pour effet d’augmenter le nombre de cyclistes parmi les salariés automobilistes ou usagers des transports en commun. Dans le cas de l’ALE, il s’agissait plutôt de valoriser les bonnes pratiques. Par ailleurs, cette mesure renforce l’équité de traitement au sein de l’équipe entre les salariés qui prennent les transports en commun, pris en charge à 50 %, et les cyclistes qui ne bénéficiaient de rien du tout.

Le Bureau de l’ALE a parfaitement soutenu cette démarche. Enfin, l’impact financier de cette mesure est relativement faible pour l’agence.

Quels avantages voyez-vous à favoriser l’utilisation du vélo au sein de l’association ?

En ville, le vélo a de nombreux atouts à commencer par la maîtrise de son temps de trajet. On peut également citer tous les bienfaits sur la santé et le bien-être de cette activité sportive quotidienne.
J’ai aussi lu que les collaborateurs cyclistes étaient moins souvent en arrêt maladie, un argument susceptible de motiver les entreprises confrontées à ce problème.

Concrètement, est-ce compliqué à mettre en œuvre ? Où avez-vous trouvé les informations ?

Nous nous sommes rendu compte que l’IKV était assez simple à mettre en œuvre. L’observatoire de l’IKV fournit notamment un calculateur pour prévoir le budget annuel. Avec les informations fournies sur la formalisation administrative, le mode de versement et sa fréquence, les justificatifs à mettre en place et les éventuels moyens de contrôle à adopter, nous avons pu affiner notre réflexion et opter pour un système simple, adapté à notre structure.

Pour que le dispositif reste souple et facile à suivre, nous avons fait des choix : les salariés doivent choisir entre le remboursement du Pass Navigo ou l’IKV ; et nous avons opté pour un système de forfait sur engagement déclaratif. Les vélos étant garés devant nos bureaux, le contrôle n’est pas vraiment nécessaire.
Il est important de préciser que chaque entreprise peut adapter le dispositif à sa structure et ses priorités.

Pour compléter notre dispositif, nous allons organiser une demi-journée de formation à la sécurité routière pour l’équipe, dans un souci de gestion des risques professionnels. Enfin, le vélo étant un mode de déplacement particulièrement efficace pour certains de nos trajets professionnels, nous sommes en train de réfléchir à nous doter d’un vélo (ou vélo à assistance électrique) de service.

D’après vous, qu’est-ce qu’il faudrait pour que ce dispositif se développe dans les entreprises ?

En parler ! Plus les salariés auront connaissance de ce dispositif, plus ils pourront porter le projet auprès de leur employeur.
De l’autre côté, il est important que les entreprises sachent que l’IKV est simple à mettre en place, et surtout présente un rapport coût-bénéfice positif.

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