GRAND PARIS
Seine Ouest

9 route de Vaugirard

92196 Meudon Cedex

Jardins du musée Albert Kahn

PR®4 « Sentier du cheval »

Boulogne-Billancourt

En suivant les traces de l’Histoire


Au début des années 1890, le banquier d’origine alsacienne Albert Kahn (1860- 1940) a fait fortune grâce à la spéculation sur les mines d’or et de diamants d’Afrique du Sud. Il s’établit à Boulogne-sur-Seine, en louant en 1893 un hôtel particulier. En 1894, le paysagiste Eugène Deny aménage le jardin de cette maison et l’année d’après, Albert Kahn devient propriétaire de l’hôtel particulier et de quatre parcelles de terrain, contiguës à cette maison. Jusqu’en 1910, il achète diverses parcelles. C’est lui-même qui demeure le meneur des travaux avec ses propres jardiniers. En 1932, Albert Kahn est ruiné par la crise financière mondiale, ses biens sont saisis et divisés en cinq lots.

Le département de la Seine se porte acquéreur en 1936 de l’ensemble de la propriété et des collections d’images. L’année suivante, les jardins sont ouverts au public. En 1968, le Département des Hauts-de-Seine devient le propriétaire des lieux. En 2011, le Conseil général vote la construction et la restructuration du musée. Ce bâtiment comporte un auditorium de 200 places, des salles de séminaires, une boutique et un restaurant panoramique. Les travaux de construction devraient commencer fin 2015 et s’achever en 2017.

Quelques pas dans les jardins


A la sortie de la galerie d’exposition, l’accès aux différents jardins du musée Albert Kahn, labellisés « jardin remarquable », se fait en pente douce. A gauche, prend place le jardin japonais contemporain et à droite le traditionnel village japonais. Celui-ci est à apprécier pour le pavillon de thé, les deux maisons traditionnelles, les lanternes exotiques de bronze et de pierre et le travail de taille en transparence réalisé par les jardiniers du musée. Le jardin japonais contemporain adopte une symbolique suivant trois axes essentiels : l’axe de la vie (Yang), symbolisé par la rivière et par les constructions coniques en relief, l’axe de la mort (Yin), représenté par les constructions en cône inversé et enfin l’axe féminin - masculin, déterminé par le hêtre pleureur et le cèdre de l’Himalaya.

La forêt vosgienne rappelait à Albert Kahn son enfance en Alsace. Il avait pour cela fait transporter depuis les Vosges de gros blocs de granit et des arbres de grande taille. Son « versant lorrain », datant d’Albert Kahn, est planté de nombreux épicéas verts, tandis que le « versant alsacien », est une création contemporaine sur un terrain de 1 000 m².

But de promenade


D’aspect monumental et datant de la fin du XIXe siècle, le palmarium est une serre d’une superficie de 345 m². Cet ouvrage de ferronnerie et de verre est situé sur le côté nord du jardin français. Une élégante architecture de treillage à trois dômes peinte en blanc orne son intérieur. Un escalier permet d’accéder aux terrasses à gauche et à droite du corps central surmonté d’un dôme. Des autochromes montrent que des chrysanthèmes étaient cultivés dans les deux ailes de ce jardin d’hiver. Il a abrité de la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2000 un salon de thé.

Aujourd’hui, le palmarium abrite quelques-uns des bonsaïs de la collection d’intérieur de Rémy Samson rachetée en 2013 par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine. Dans le cadre du projet de rénovation du musée, il est envisagé de réhabiliter les deux serres latérales en « dos d’âne » de ce palmarium, supprimées vers 1914.

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