GRAND PARIS
Seine Ouest

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Parc de Boulogne - Edmond-de-Rothschild

PR®4 « Sentier du cheval »

Boulogne-Billancourt

En suivant les traces de l’Histoire


Auparavant propriété du banquier Jean-Charles Davillier, le domaine est acquis en 1817 par le jeune baron James Mayer de Rothschild (1792-1868). Il y fait construire en 1856 le château, toujours visible dans la propriété voisine. Le jardin français est dessiné par le peintre Eugène Lami. Les rhododendrons et le jardin japonais créé par Wasuke Hata, vendeur de bonsaïs débauché par le baron Edmond sur un stand de l’exposition universelle de 1900, participent à sa renommée.
Héritière du château, Alexandrine de Rothschild, fille d’Edmond, fut la dernière descendante à habiter les lieux. De 1946 à 1958, afin d’éviter le vandalisme, elle accueillit gracieusement des universitaires ayant souffert de la guerre à loger dans le château. Le château est vendu au début des années 1980. A l’exception de la friche du terrain « des Canadiens » et du château, la Ville de Boulogne-Billancourt est propriétaire depuis 1982 pour un franc symbolique des 15 hectares. Au cours de la tempête du 26 décembre 1999, près de 200 arbres sont brisés ou arrachés dont un exceptionnel cèdre du Liban.
Le 4 juin 2009, la Ville de Boulogne-Billancourt a officiellement concrétisé son engagement pour la protection de la biodiversité avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

Quelques pas dans le parc


Classé « refuge LPO », le parc de Boulogne - Edmond de Rothschild est aussi considéré par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine comme un espace naturel sensible. Ces classifications cautionnent son statut d’exceptionnel refuge pour la biodiversité. Aujourd’hui, si sa fonction de parc à usage privatif a disparu pour devenir le plus grand parc de Boulogne-Billancourt, mais aussi de GPSO, il est un très beau parc paysager caractérisé par une pièce d’eau de 11 000 m2, des cascades et une grotte à proximité de l’aire de jeux.
16 arbres sont classés remarquables au sein des Hauts-de-Seine (amandier, hêtre pourpre, hêtres pleureurs…). Une curiosité est souvent insoupçonnée : un lierre « rustiqué » (en réalité un lierre grimpant sur un tronc en ciment typique de la mode du XIXe siècle). La faune du parc est composée de lapins de garenne, canards colverts, hérons cendrés, bernacles du Canada, sandres, perches, gardons…

But de promenade


Moins connu que celui du musée Albert Kahn, mais tout aussi dépaysant, ce jardin japonais occupe une superficie d’un hectare aujourd’hui réparti entre le parc et une propriété privée à l’état d’abandon. Il est petit à petit restauré en réparant les traces du passé (abandon après la guerre, tempête de 1999…). Il a été créé par Wasuke Hata, horticulteur japonais originaire de Tokyo que le baron Edmond avait découvert à l’exposition universelle de 1900. Peu à peu, le jardin est restauré en régie et surtout depuis 1998, où une équipe de jardiniers municipaux est alors affectée à demeure.

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